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Sante

Consulter un gynécologue français ou britannique?

By Adrienne Benassy
25/04/2013

Si vous souhaitez consulter un gynécologue en Angleterre, votre médecin généraliste vous répondra surement « Je peux m’en charger ». De quoi vous en laisser pensive, dubitative voire très septique. Est-ce une bonne idée de se faire soigner par un GP ? Vaut-il mieux consulter un(e) gynécologue français(e) ? Où se faire soigner ? France in London répond à toutes vos questions avec une étude comparative des deux systèmes de santé gynécologique.

« Une pomme par jour évite de consulter un médecin »

Pomme
Pomme

« Une pomme par jour évite de consulter un médecin » (An apple a day keeps the doctor away), cette formule sans cesse entonnée par les Britanniques semble structurer l’ensemble de leur attitude vis-à-vis de la médecine : garder un mode de vie sain et vous n’aurez pas besoin de consulter un docteur. Contrairement aux Français, qui ont une tendance à l’hyperconsommation de diagnostiques et de médicaments, les Britanniques se rendent chez le médecin seulement si cela est strictement nécessaire.

 

GP – Gynécologue – Chirurgien : Un système très sectorisé au Royaume-Uni

GP

Cette habitude s’applique également à la gynécologie. Pourquoi allez voir un spécialiste si le médecin généraliste peut s’en charger ? C’est donc votre GP qui est responsable de vos problèmes gynécologiques basiques  (pilule, frottis, examens, règles). Il agit comme une porte d’entrée vers les spécialistes, et vous enverra (processus du « referring ») vers un gynécologue seulement s’il s’agit d’un problème plus grave ou qui requiert une connaissance plus fine de la gynécologie (douleurs, problèmes de fertilité, anomalies des ovaires, ménopause).  

Surgeon

Si une intervention chirurgicale est nécessaire, votre dossier sera transféré à un chirurgien gynécologue ou à un chirurgien généraliste spécialisé dans le sein. Contrairement à la France, où la chirurgie gynécologique recouvre les seins, l’utérus, le col de l’utérus et le vulve, la chirurgie britannique est très sectorisée. « Ce n’est pas le chirurgien gynécologue et sénologue mais le chirurgien généraliste (qui se sous-spécialise dans le sein) qui prend en charge la reconstruction mammaire par exemple. Le chirurgien gynécologique ce n’est que le bas, pas le haut » explique Christine Frayret, chirurgien gynécologue et sénologue.  

Une prise en charge plus complète en France

Au contraire, les Françaises sont habituées à aller chez le gynécologue régulièrement (au moins une fois par an), sans passer par un généraliste, et ce dès leur plus jeune âge (14-15 ans). Dans certains cas néanmoins, un médecin généraliste avec une formation supplémentaire en gynécologie peut prendre en charge une patiente. Les responsabilités du gynécologue français recouvrent à la fois celles du GP et du gynécologue anglais, se chargeant à la fois des problèmes bénins et des les cas plus graves, tout en agissant comme un confident quant à la sexualité des patientes ou à des questions plus intimes. « Les patientes françaises sont habituées à voir un gynécologue régulièrement, elles savent quel est son rôle. Il y a aussi une relation personnelle qui s’établit pour parler de choses plus intimes. Les anglaises ne s’attendent pas à ce qu’on leur accorde autant de temps, elles ne viennent pas pour ces questions là, mais plutôt pour des problèmes très précis. » explique le Dr Nele Dumpert, gynécologue consultante et obstétricienne.

Suivi cancérologique

De façon globale le dépistage du cancer de l’utérus semble plus efficace en France qu’en Angleterre. En France la mortalité liée au cancer de l’utérus est estimée à 1,8 pour 100 000 femmes atteintes contre 2,4 au Royaume-Uni.

France

 

Cette différence pourrait être due au suivi régulier dont bénéficient les Françaises. Les médecins français recommandent en effet d’effectuer un frottis tous les trois ans, voire plus fréquemment, ce dès 25 ans et qui sera intégralement remboursé par la sécurité sociale.

 

Royaume-Uni

Becky Ryder
Becky Ryder

Au Royaume-Uni, le frotti est recommandé tous les cinq ans et pris en charge tous les trois ans. Si une femme souhaite effectuer ce test plus fréquemment elle devra le prendre en charge elle même. En limitant l’accès au frottis pour les femmes qui ne peuvent pas le payer, les Britanniques courent le risque de passer à côté de  certains problèmes de santé très sérieux, comme par exemple, le cas de Becky Ryder qui est morte d’un cancer à l’âge de 26. Quelques années auparavant, un frotti lui a été refusé car elle avait moins de 25 ans malgré des symptômes inquiétants (saignements). Avant 2003, les frottis étaient conseillés dès l’âge de 20 ans contre 25 ans aujourd’hui.

Chiffres clés cancer de l’utérus

 

France

UK

Tranche d’âge pour le frottis

25-65

25-64

Fréquence recommandée

Tous les 3 ans

Tous les 3 ou 5 ans

Incidence des cancers de l’utérus (2008)

7,1 / 100 000 femmes

8,4/100 000 femmes

Mortalité du cancer de l’utérus (2008)

1,8/ 100 000 femmes

2,4/ 100 000 femmes

 


Deux attitudes divergentes vis-à-vis de la grossesse

Contrairement à la France où la grossesse est suivie de très près, les Anglais auraient tendance à prévoir le meilleur des cas.

Prénatal

Concernant le suivi prénatal, les médecins de chaque côté de la Manche prennent la tension artérielle à chaque étape de la grossesse, mais au Royaume-Uni, la plupart des tests médicaux (détermination du groupe sanguin, sérologie toxoplasmose et de la rubéole, MST, tests d’urine, frottis, échographie) sont proposés mais facultatifs alors que sept de ces tests sont obligatoires pour les Françaises et intégralement pris en charge par la sécurité sociale. Pareillement, au Royaume-Uni, la femme enceinte n’est pesée qu’une seule fois lors du premier examen prénatal tandis que les médecins français exigent une pesée à chacun des trois examens prénataux.

Accouchement & Suivi

Après l’accouchement, les femmes françaises restent à l’hôpital quatre ou cinq jours et suivent ensuite au moins dix séances chez elle avec un kinésithérapeute pour éviter la descente d’organes et pour reconstruire le corps comme il était avant. En Grande Bretagne, les femmes restent deux jours pour leur premier enfant et un jour pour les suivant. Durant cette courte période un kinésithérapeute à l’hôpital leur montre quels exercices sont nécessaires pour reconstruire le corps.

Allaitement

Concernant l’allaitement, la France, qui était perçue comme un mauvais élève comparé au Royaume-Uni qui a toujours préconisé cette méthode, offre aujourd’hui l’accès à des réunions d’informations sur l’allaitement aux jeunes mamans. D’ailleurs, un cours de préparation à l’accouchement est proposé systématiquement lors du sixième mois avec huit séances prises en charge à 100% par la sécurité sociale. Les Britanniques offrent également des cours de préparation (Anténatal, postnatal et éducation parentale) au NCT, permettant aux femmes de se préparer à l’arrivée de leur enfant tout en rencontrant d’autres futurs parents dans leur zone géographique, mais cette préparation est intégralement privée.  

Relation thérapeutique

Plus laissées à elles-mêmes et exaspérées par la lenteur du NHS (lenteur du processus de ‘referring’), les anglaises choisissent parfois la médecine française pour avoir une prise en charge complète et se faire soigner plus vite. Dans ce cas là elles ont une grande confiance en le spécialiste mais ne se livrent pas beaucoup comme le remarque Christine Frayret « Les anglaises sont plus pudiques verbalement. Les françaises vont oser vous remettre en doute, elles sont très libres. » Questionner voilà qui semble être la spécialité des Françaises qui peuvent parfois consulter trois ou quatre gynécologues pour le même problème, demandant conseil à ses amies ou à sa mère pour trouver le praticien qui lui convient, et remettant éternellement en cause leur diagnostique, au risque de ternir la relation thérapeutique parfois.  

Chiffres clés

 

France

UK

Tranche d’âge pour le frottis

25-65

25-64

Fréquence recommandée

Tous les 3 ans

Tous les 3 ou 5 ans

Incidence des cancers de l’utérus (2008)

7,1 / 100 000 femmes

8,4/100 000 femmes

Mortalité du cancer de l’utérus (2008)

1,8/ 100 000 femmes

2,4/ 100 000 femmes

Incidence des cancers du sein (2008)

133,4/ 100 000 femmes

120,7/100 000

Mortalité du cancer du sein (2008)

17,6/ 100 000 femmes

25,3/100 000

Mortalité maternelle

8/ 100 000 naissances

12/ 100 000 naissances

Mortalité infantile

3,40/1 000 naissances

4,56/ 1000 naissances

Le système français présente l’avantage de prendre en compte les problèmes gynécologiques de façon globale et systématique. Les risques pour la santé sont ainsi relativement mieux prévenus mais cela engendre un coût très lourd pour la sécurité sociale. De leur côté, les Anglais, qui ont tendance à prévoir le meilleur des cas pour éviter des coûts trop importants, parviennent à garder des femmes en bonne santé mais passent parfois à côté de problèmes graves et n’entretiennent pas une relation aussi proche avec le praticiens.

Où se faire soigner ?

Dr Frayret Christine - Chirurgien gynécologue et sénologue

Site internet en anglais et en français

Tel: 07805059868 

Adresse:
81 Harley Street
W1G8PP London

Téléphone: 020 7034 8421 / 020 7079 4344
 

Dr Hele Dumpert - Gynécologue

Adresse: Richmond Practice, Private Doctors' Service, Roseneath Mount Ararat Road
TW10 6PA Richmond Upon-Thames

Téléphone: 020 8940 5009

COMMENTAIRES:

29/04/2013 - rebecca a dit :

Bonjour,

Merci de votre commentaire. La pilule n'a pas été évoquée dans cet article, car FranceInLondon avait déjà rédigé une note à ce propos. Voici le lien: http://www.franceinlondon.com/en-Article-966-Alert-Should-women-still-be-taking-the-pill-Health--contraception-dianette.html

26/04/2013 - vanlef75 a dit :

Un portrait idyllique de la France pour les questions soulevées, sans doute vrai, mais l'article n'évoque pas du tout la question de la contraception, qui laisse à désirer en...France! (le tout-pilule a ses défauts, parfois très graves comme l'a révélé le scandale de la fin 2012...)

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